24.09.2008
La municipalité engage la bataille contre le papillon palmivore
Les appels lancés par quelques articles expliquant les ravages causés par le papillon Paysandisia Archon sur les palmiers de la commune (voir Midi-Libre du 14 août), vont être suivi d'effet. C'est Philippe Gabaudan, directeur de cabinet du maire Noël Ségura, qui a mis en place un dispositif de lutte. Ses recherches l'ont guidé sur un produit béarnais, qui semblerait annihiler les effets des oeufs et larves qui dévorent les coeurs de palmier. Ce produit, appelé Ostrinil qui se présente sous forme de granulés solubles, est composé de spores de Beauvénia bassiana 147. Il s'agit d'un champignon pathogène, qui serait connu depuis 1835 et utilisé depuis 1993 comme insecticide dans les champs de maïs, de pommes de terre, et même de fraises. Ce champignon produit une mousse blanchâtre qui empoisonne oeuf et larve pondue par les insectes.
La société Arysta Lifescience qui fabrique ce produit n'a obtenu qu' une homologation provisoire jusqu'à fin octobre 2008. Hélas pour les particuliers, cette homologation n'est utilisable que par les professionnels, et c'est une société varoise du nom de Végétech, qui en serait l'unique distributeur. Il faut alors souhaiter que le produit à base d'une glu visqueuse mise au point par Jean Benoît Peltier, chercheur à l'INRA de Montpellier, et qui a donné d'excellents résultats sur les palmiers de Montpellier, trouve des investisseurs pour la commercialiser, et puisse être mise sur le marché à disposition de tous ceux qui ont à coeur de soigner leurs palmiers.
Septembre reste encore un mois de ponte et l'on voit encore de nombreuses femelles prêtes à déposer leurs oeufs sur des palmiers villeneuvois. Avec l'action de Philippe Gabaudan, la commune lance donc un véritable challenge et se place dans les premières à mettre en place un plan de lutte visant à se libérer de ce fléau.
Il est conseillé aux particuliers qui se voient obligés de couper leurs palmiers, de ne pas les tronçonner et les jeter dans la benne à végétaux, mais de les brûler, seul moyen de détruire les larves dévoreuses et éviter ainsi la contamination.
Tous les types sont menacés y compris les yuccas.
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14.08.2008
Le papillon tueur de palmier frappe encore à Villeneuve les Maguelone
Ce ne doit pas être faute de conseils (voir le Midi libre du 10 octobre 2007 et 22 mai 2007), mais, inexorablement à l'heure actuelle, celui qui depuis des siècles se retrouvait sur le blason de Villeneuve, le Trachycarpus Fortunei, appelé aussi Palmier de Chine, Chamaréops Excelsa ou Palmier Moulin semble voué à disparaître du paysage villeneuvois.
La faute à qui ? Manque de surveillance dans les jardins privés, manque de surveillance et de soins dans le service des espaces verts communaux, mauvaise méthode pour éliminer les larves après abattage de l'arbre. Même si il est vrai, qu'il reste difficile de détecter un palmier contaminé certains signes avant-coureurs, comme la perforation des palmes, des trous et galeries à la base des palmes, présence de sciure sur le stipe (tronc) doivent donner l'alerte. Hélas, le palmier malade dépérit à une vitesse en rapport au nombre de larves qu'il a ingurgité.
Le coupable : Le Paysandisia Archon, un papillon pouvant ressembler à un papillon de nuit, avec de très belles couleurs, mesurant environ 5 cm. Chez ce lépidoptère seule la femelle mène une vie nomade en allant pondre à la base des palmes, de palmier en palmier. Il suffit de se rendre à proximité d'un palmier pour observer l'approche du Paysandisia, qu'il n'est pas difficile d'attraper, celui présenté sur la photo a été neutralisé dans la rue des Lauriers roses, ou malheureusement les arbres semblent tous infectés.
Autrefois, seul le Zolon et le Gaucho, étaient aptes à lutter contre le papillon dévoreur, mais leur interdiction de vente en France ne laisse aucun produit de référence pour continuer la lutte. Une lueur d'espoir, après les recherches de Jean Benoît Peltier, chercheur à l'INRA, qui a mis au point une résine gluante, qui appliquée à la base des palmes, empêche les larves pondues de pénétrer dans l'arbre, en gardant prisonniere la femelle pondeuse. Christophe Edo, est un villeneuvois dont le jardin de l'avenue de la gare comportait deux palmiers centenaires qui doivent être parmi les plus vieux de la commune, avec une tige relativement haute. L'an dernier, il a pris contact avec les chercheurs de l'INRA et a pu, à titre d'essai essayer l'efficacité de la résine gluante. L'an dernier, il avait détruit plus de 80 papillons, cette année il n'en a repéré qu'un seul, ce qui semblerait supposer l'efficacité du produit, d'autant que sur les deux vieux palmiers contaminés, l'un semblerait produire de nouvelles palmes.
Il semblerait important que pour tenter d'éviter une prolifération qui s'avérerait catastrophique pour la commune, le service des espaces verts, fasse un recensement des arbres contaminés, tente de sauver ceux qui semblent les moins atteints, quant aux autres, les couper et surtout les brûler, ce qui semble être le seul moyen actuel d'éviter une contamination générale d'après les spécialistes, sachant que la lutte contre ce papillon a été rendue obligatoire par arrêté du 7 février 2002.
Avec le système mis au point par l'INRA, le produit gluant une fois pulvérisé ou employé au pinceau, nécessiterait une seule application par an, la période d'émergence du papillon s'étalant du mois de mai à la fin septembre. L'INRA a déposé un brevet à l'UCPI, mais il faudra aussi compter sur l'intéressement d'un industriel qui puisse produire et commercialiser ce produit qui reste la seule défense connue à ce jour, alors, Villeneuve pourra peut-être conserver l'origine de son blason.




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